Raphaelle Latini et le Groupe Entorse créent des projets vraiment singuliers et loin de la mode du moment. l’intérêt commun pour la scène et les technologies s’est concrétisé dans une collaboration autour de son projet Corps disciplinaires. Ce vaste projet creuse poétiquement, discursivement et plastiquent, l’influence des structures de pouvoir sur nos actions. Il s’articule en une pièce pour la scène (Chef de corps) deux expositions et un séminaire (Corps réfléchis).

Chef de corps

    Chef de corps (2017) est un pièce chorégraphique pour deux interprètes et une musicienne (Michelle Moura, Marie Gyselebrecht et Raphaelle Latini) qui interroge de plusieurs manières l’emprise des formes d’autorité sur nos perceptions et nos gestes 

     Le gouvernement des corps.
     Deux corps, aux formes, aux gestes et aux moyens différents d’agir se côtoient, se confrontent et s’affrontent au nom de leurs propres finalités. Sur scène les jeux de pouvoir, de séduction, de normalisation et d’assujettissement se déploient au sein d’un dispositif implacable. Par le corps et différents moyens d’amplification du geste, des qualités se défient et se provoquent, dans un processus de manipulation et de résistance en négociation permanente.
Un mécanisme central brasse l’espace et dirige les actions des performeuses qui tentent d’abord juste de rester debout. Mais l’attraction pour le centre, pour le pouvoir, génère un affrontement de rhétoriques gestuelles. La symbolique du corps, attitudes, postures et statures s’entrechoquent et luttent pour la lumière.

     Dans sa pièce Raphaelle Latini a utilisé des dispositifs interactifs technologiques (electromiographiques, inertiels et positionnés). Pour cette pièce j’ai réfléchi, avec elle, a ces dispositifs.